Leave this empty:

Demande de téléchargement

Vous avez demandé à télécharger notre . Nous allons vous envoyer un email contenant le lien pour l'obtenir. Merci d'indiquer votre email:

École à la maison et socialisation : stop aux idées reçues !

Exclus, reclus, perdus… Telle est l’image d’Épinal des enfants déscolarisés et dont les parents ont fait le choix de l’école à la maison. Une étiquette qui leur colle à la peau, comme son sparadrap au Capitaine Haddock. Or, des études anglaises, canadiennes et américaines, complémentaires les unes des autres et réalisées entre les années 1980 et 2010 prouvent tout le contraire. Analysons.

 

Le grand plongeon de l’école à la maison

De multiples raisons conduisent des parents de plus en plus nombreux à faire le choix pour leurs enfants de l’école à la maison. Une exigence d’abord ; celle d’un enseignement de qualité, structuré et donnant les résultats escomptés en termes d’autonomie, d’épanouissement intellectuel et de construction de la pensée. Des choix de cursus également : sport-études, art-études, précocité. Un dernier facteur, grandissant, en incite d’autres à passer le pas : mal-être, harcèlement, hyperactivité, « troubles des apprentissages » en classe. Ce dernier diagnostic, imparable, conduit les enfants, et leurs parents, à être auscultés, catalogués, « soignés » par des spécialistes pour « mieux apprendre » car l’école n’a pas le temps : trop d’enfants, trop différents, et un programme à respecter.

 

Puis vient le jour où germe cette question, lancinante. Et si l’école traditionnelle ne parvenait définitivement plus à enseigner de façon claire ce que des générations entières avaient jusqu’alors réussi à faire : apprendre à lire, écrire et compter, se repérer dans l‘espace et dans le temps, croquer la vie à pleines dents, l’intellect aux aguets et les sens en éveil, pour mieux transmettre, de génération en génération ? Et s’il fallait, en tant que parents tenir le rôle d’enseignant ?

 

Les parents, premiers éducateurs de leurs enfants   

« Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants. » C’est ce que stipule la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme à son article 26-3. En clair, les parents sont les premiers à savoir ce qui est bon pour leurs enfants. Et si l’enseignement primaire est obligatoire, la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, ratifiée par la France, prend le soin de souligner « qu’aucune disposition du présent article ou de l’article 28 ne sera interprétée d’une manière qui porte atteinte à la liberté des personnes physiques ou morales de créer et de diriger des établissements d’enseignement (Article 29-2). »

 

Le meilleur pour votre enfant

Quel parent ne veut pas la réussite de son enfant, sur tous les plans : scolaire, artistique, sportif, culturel et social ? Car la dimension relationnelle et amicale occupe une place essentielle dans l’équilibre de tout enfant, qu’il soit scolarisé dans un établissement traditionnel ou instruit par l’un de ses parents à domicile. Mais à la différence de la cour de récréation, les relations ne sont plus imposées et dans certains cas, mal vécues par l’enfant, mais choisies, variées, attachées à un lieu, à une activité. Aucun enfant n’a besoin d’avoir 30 relations d’amitié simultanées. Et pour vous en assurer, comptez le nombre d’amis que vous conservez de votre enfance…

 

Une école d’avenir

Alors que la non scolarisation n’a aucun impact négatif sur le niveau des connaissances engrangées par l’enfant suivant un cursus à domicile, bien au contraire, les études sont nombreuses à montrer que la scolarisation à domicile permet à l’enfant d’acquérir une meilleure image de lui-même et par conséquent un plus grand leadership ; un atout qui permet à nombre d’entre eux, plus tard, de nouer des relations à tous les niveaux de la société.

 

Stimulés par une multiplicité d’activités, jusqu’à quatre ou cinq pour certains, ces enfants s’acclimatent particulièrement bien au collège ou à l’université, confortés pendant leur enfance par un environnement émotionnel sécurisé. Aux antipodes, donc, des clichés retenus par la pensée commune qui veut que les enfants ayant suivi l’école à la maison soient renfermés ou gênés. Mieux, ces enfants jugés « atypiques » s’engagent davantage dans la vie, s’investissent plus que la moyenne au sein de la société, remplissent leur devoir civique avec assiduité, poursuivent des cursus d’excellence qui les mènent à des carrières enviées de tous. Autant de qualificatifs positifs à faire pâlir d’envie l’enseignement traditionnel… A bon entendeur !