Leave this empty:

Demande de téléchargement

Vous avez demandé à télécharger notre . Nous allons vous envoyer un email contenant le lien pour l'obtenir. Merci d'indiquer votre email:

Quand la phobie scolaire cache un haut potentiel intellectuel 

Les familles confrontées à la phobie scolaire se trouvent bien souvent démunies face à la complexité du phénomène. Celui-ci demeure en effet largement méconnu : il existe très peu de statistiques et d’études. Selon les estimations, entre 1 et 3% des enfants en âge scolaire seraient concernés. Les  causes sont diverses et multifactorielles mais les associations et les professionnels constatent que nombre d’enfants intellectuellement précoces (EIP) sont en situation de phobie scolaire. Tentons d’y voir plus clair…

La phobie scolaire demeure incomprise

Les spécialistes privilégient le terme « refus anxieux de l’école » pour désigner la phobie scolaire, c’est-à-dire l’incapacité répétée et durable de se rendre en cours. Ce trouble touche tous les pays, cependant selon l’étude internationale PISA 2015, les élèves français figurent parmi les plus anxieux et parmi ceux qui présentent la plus forte défiance envers le système scolaire, en comparaison aux autres pays de l’OCDE. Pression sociétale, peur de l’avenir, institution scolaire mal adaptée : de nombreuses causes peuvent être invoquées. Mais on retrouve souvent derrière la phobie scolaire des cas de harcèlement et de précocité. Le fait que plusieurs facteurs peuvent se cumuler rend le diagnostic encore plus délicat.

Après avoir consulté le médecin de famille ou le pédiatre afin d’éliminer toute cause physique comme une déficience d’audition ou de vision,  le jeune se verra ensuite dirigé vers un spécialiste : pédopsychiatre, psychologue ou orthophoniste. C’est souvent la confrontation de diverses approches qui permet de comprendre ce qui se joue pour l’enfant concerné par la phobie scolaire.

Phobie scolaire et précocité

Raymonde Hazan, psychanalyste spécialiste des enfants précoces, établit clairement un lien entre haut potentiel et phobie scolaire. Elle l’explique ainsi : « Le principe de la phobie, c’est une peur que l’on ne peut pas exprimer et que l’on déplace sur un système. L’école devient pour l’enfant surdoué un endroit symboliquement représentatif d’une société dans laquelle il n’arrive pas à s’intégrer ».[1]

A ce jour aucune étude scientifique ne prouve ce lien : les associations de parents et les praticiens ne peuvent que faire le constat de la surreprésentation des élèves à haut potentiel dans la population atteinte de phobie scolaire. Rappelons que seuls les professionnels spécialisés peuvent établir le diagnostic de précocité intellectuelle, à l’aide de tests approfondis de QI et d’entretiens individuels.

L’étude actuellement menée par Laelia Benoit[2],  chercheuse à l’INSERM vise à évaluer les parcours de jeunes suivis en psychiatrie pour phobie scolaire. Elle apportera probablement des réponses plus précises et des pistes d’amélioration pour une meilleure prise en charge.

Un enseignement à distance d’excellence

Dans le cas où l’élève est durablement éloigné de la scolarisation présentielle, la solution de l’enseignement à distance peut être envisagée. Le rythme et le niveau d’apprentissage sont adaptables aux attentes de l’enfant précoce, permettant de nourrir sa curiosité intellectuelle et de lui redonner le goût de l’effort. Les enseignants d’Hattemer Academy savent s’adapter aux spécificités de la précocité et les contenus d’excellence conviennent particulièrement bien aux enfants à haut potentiel. Le cadre est à la fois structurant et bienveillant, les cours sont complétés par des exercices exigeants et des pistes de lectures, d’expériences ou de réflexion afin d’approfondir le sujet.

La phobie scolaire touche de plus en plus d’élèves et peut conduire, dans les situations extrêmes, jusqu’à l’hôpital psychiatrique. Réagir vite en faisant appel aux professionnels spécialisés de santé permet de repérer au mieux la ou les causes du refus de l’école. Dans le cas de la précocité intellectuelle, un environnement scolaire d’excellence reste la meilleure solution pour reprendre le chemin vers une scolarité enrichissante et apaisée.

[1] https://www.youtube.com/watch?v=aICGXM2x9-s

[2] Laelia Benoit, Psychiatre à la Maison de Solenn et Chercheuse Inserm.

 

Vous avez trouvé cette page intéressante ? Partagez-la !