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La précocité

Décalés, en avance, différents… ou encore EIP, AIP, HQI… Les acronymes ou les qualificatifs ne manquent pas pour caractériser ces enfants au QI supérieur à 125, éminemment intelligents par rapport à la moyenne de leur classe d’âge, et pourtant le plus souvent à la traîne sur les plans relationnel, psychologique ou affectif. Si les degrés de précocité varient entre un enfant surdoué et un profil à très haut potentiel, un point les réunit : la nécessité de diagnostiquer ces êtres hors-normes pour mieux les accompagner. Etat des lieux.

 

 

L’Education Nationale s’engage

Le 17 juillet 2007, le Journal Officiel du Sénat publiait la réponse du Ministère de l’Education nationale sur la prise en charge des enfants précoces : « La loi d’orientation et de programme sur l’avenir de l’école du 23 avril 2005 a prévu « des aménagements appropriés » au profit des élèves intellectuellement précoces dans les établissements scolaires. » En d’autres termes, à l’instar des enfants « dys », l’Etat affiche sa volonté d’un suivi spécialisé pour ces enfants hors du commun représentant 2,5 % de la population scolaire et rencontrant malgré cela, ou cause de leurs différences, des problèmes dans leurs apprentissages. Qu’en est-il sur le terrain ?

 

Un enfant précoce, qu’est-ce que c’est ?

Emporté par son imaginaire débordant, un enfant surdoué éprouve de réelles difficultés à se plier aux règles imposées par l’école, à rendre un devoir dans un temps imparti. En permanence, il se prend à tout analyser, décortiquer, posant une multitude de questions, allant trop loin dans sa réflexion, et le plus souvent, jusqu’à rendre des copies hors-sujet. Particulièrement mûr intellectuellement, il ressent un vrai décalage par rapport aux centres d’intérêts de ses contemporains. Attiré par une multitude de sujets, assoiffé de connaissances, hypersensible et dénué de toute estime de lui-même, il est rapidement terrassé par l’ennui ou l’échec, dans un environnement scolaire classique. Car malgré les résolutions affichées, l’Education nationale semble n’avoir encore rien réglé des questions de précocité.

 

Des interrogations du monde au questionnement de soi

A chaque étape de son développement, l’enfant ressent sa différence. S’il n’est pas encore capable en classes de Primaire de mettre des mots sur son statut à part entière, il devient au collège la tête de Turc de la classe, enfermé dans sa conviction profonde qu’il revient aux autres élèves de s’adapter à son excellence et non l’inverse. Enfin, au lycée se pose la question de l’orientation. Autant d’étapes douloureuses et perturbantes quand la précocité n’est pas diagnostiquée ni l’élève accompagné, en conséquence. « L’identification de la précocité permet le plus souvent de mettre en place des stratégies pédagogiques et psychologiques adaptées. L’essentiel est de respecter le fonctionnement original de ces enfants pas tout à fait comme les autres, de leur permettre d’identifier leurs compétences mais aussi leurs points faibles, afin de les rassurer et de les aider. La méconnaissance du profil cognitif spécifique d’un enfant représente toujours un risque d’’échec scolaire. En négligeant les capacités créatives et le potentiel original des enfants précoces, l’école risque d’échouer dans sa mission principale, celle qui consiste à accompagner chaque enfant, quelles que soient ses compétences, vers l’autonomie. »* 

 

L’enseignement à distance : une solution aux maux de la précocité

Hattemer Academy propose à ces enfants distraits et parfois rejetés un enseignement à domicile dans un cadre structurant fait de cours méthodiques, doublés d’exercices précis requérant un vrai sens de l’effort et complétés de pistes de lectures, de visites, d’expériences ou de réflexion. L’occasion pour ces élèves différents d’aménager leur temps de travail et de loisirs afin d’approfondir tel ou tel sujet. Impossible dans une classe en sureffectifs, cette formule de cours à distance répond à la première des attentes d’un enfant surdoué : celle d’être abreuvé de connaissances.

 

Les classes Pilotes : une formule privilégiée, ouverte à l’international

Proposées dans l’établissement Hattemer du 52, Rue de Londres à Paris, ces classes se composent d’un maximum de quinze élèves, dont beaucoup présentent les caractéristiques de la précocité. Riches, les programmes en classe ou les cours à la maison de cette section bilangue offre un enseignement en cours complets d’anglais, de chinois, de latin ou encore de grec. Un moyen de grandir par l’étude assidue, dans un cadre exigeant mais également bienveillant.

 

* Extrait de « L’échec scolaire chez l’enfant précoce  » d’Olivier REVOL publié dans la revue Réadaptation, 2006, numéro 527